mardi 22 octobre 2019
- Entreprise Adaptée Viticole, l'insertion sociale par le travail de la vigne.
L'Entreprise Adaptée Viticole (EAV), rattachée à l'Association les Papillons Blancs de Beaune et sa région, emploie à ce jour 63 personnes, dont 93% sont en situation de handicap.
Les salariés d'EAV sont spécialisés dans le travail de la vigne, avec une activité complémentaire d'entretien des espaces verts.
<< Ils sont recrutés sur leur motivation et leur goût pour le travail en extérieur, puis formés aux travaux viticoles tels que la taille, le sarmentage, le pliage, l'ébourgeonnage, le relevage >>
explique Philippe VEGA.
Depuis avril, les ouvriers d'EAV entretiennent les parcelles acquises par le Département à Pommard.
Source : Côte-d'Or le mag - n° 194 édition octobre 2019.
mercredi 25 septembre 2019
- Des travailleurs handicapés à la pointe dans les travaux de la vigne
L’entreprise adaptée viticole (EAV) est devenue le plus important prestataire viticole de la région grâce au travail d’une soixantaine d’employés, presque tous travailleurs en situation de handicap. Ils vendangeaient, le 19 septembre dernier, pour la maison Albert-Bichot à Chambolle-Musigny.
Les yeux clairs
plissés par le soleil, Emmanuel Verney, tout sourire, s’apprête à
reprendre le travail de porteur dans les rangs de vignes. Âgé de 47 ans,
cet employé de l’Entreprise adaptée viticole (EAV) depuis vingt ans est
l’un des cinq travailleurs handicapés qui encadrent les vendangeurs du
jour. « J’aime bien travailler dehors. Quand je suis arrivé, pourtant,
je ne savais pas ce qu’était un pied de vigne », rit-il de bon cœur en
mettant la hotte sur son dos.
« De la cohésion et un bel état d’esprit »
En
cette matinée du jeudi 19 septembre, une trentaine d’employés
s’activent dans une parcelle de pinot noir, en contrebas du village de
Chambolle-Musigny. Des vignes qui sont la propriété de la famille
Serveau, du nom du directeur technique de la maison Albert-Bichot, basée
à Beaune, et dont les raisins sont destinés à la cuvée de
bourgogne-côte-d’or « Secret de famille » concoctée par le négociant sur
les terres de la côte de Nuits.
« Il y a 1,30 hectare à
vendanger. Cette année, la récolte est plus faible, mais cela ne va pas
forcément plus vite, car il y a beaucoup de grappillons. Le vent qui
souffle donne de la fraîcheur mais sèche aussi les raisins. C’est bon
pour la qualité, moins pour la quantité », observe Alain Serveau pendant
que les vendangeurs s’activent.
« Là, il fallait y aller »,
appuie Albéric Bichot, venu de Beaune pour rencontrer les vendangeurs de
l’EAV. Des travailleurs en situation de handicap que le négociant à
l’habitude de côtoyer, mais qui récoltent des raisins de la maison pour
« la première fois. D’ordinaire, ils travaillent avec nous pour de
nombreux travaux tout au long de l’année, notamment en cave. Ils sont
sérieux, ponctuels et sont toujours en équipe. Il n’y a pas besoin de
recréer de cohésion. Ils ont une dynamique et un bel état d’esprit »,
sourit-il.
45 hectares de vignes gérés jusqu’aux vendanges
Ces qualités, le Beaunois n’est pas le seul à les reconnaître (lire par ailleurs) : après trente jours de vendange consécutifs l’an dernier, les employés de l’EAV devraient en boucler vingt-trois pour le millésime 2019. « C’est notre treizième jour de récolte. Hier, ils ont travaillé de 7 h 30 à 19 heures », souffle Christèle Carpentier, responsable de la partie viticole de l’entreprise adaptée.La résistance, le rythme et l’enthousiasme de ces ouvriers étonne quotidiennement leurs responsables, tous anciens éducateurs techniques spécialisés, qui ont accepté de changer de statut en 1994, à la création de l’entreprise qui est une émanation des Papillons blancs de Beaune : « C’est une leçon de vie, ce qu’ils font. En rentrant de vendange, ils sont crevés mais ils gardent le sourire en toutes circonstances. Une assistante me le dit à chaque fois, ça lui met une "calotte" de les observer », insiste Philippe Vega, directeur de l’EAV.
« Tout le monde est concerné et compte au sein de la structure. Nous essayons de diversifier les clients tout au long de l’année, même si nous travaillons plutôt avec des domaines de taille modeste. Nous gérons, en moyenne, trois hectares par client, pour un total de 45 hectares. pour certains, nous menons toute la campagne viticole de A à Z », souligne-t-il.
Source : Le Bien Public édition Beaune, mercredi 25 septembre 2019.
- Le conseil départemental achète des vignes à Pommard
Vendredi 13 septembre, le président du
département François Sauvadet et plusieurs partenaires ont dévoilé
l’achat par la collectivité d’une soixantaine d’ares de vignes.
L’occasion d’étrenner l’appellation bourgogne-côte-d’or, mais aussi de
mettre en place un projet d’insertion.
La création récente de l’appellation bourgogne-côte-d’or (lire par ailleurs)
a-t-elle donné des idées aux conseillers départementaux ? Vendredi, sous
le soleil d’un jour de vendanges, François Sauvadet, président de la
collectivité, semblait en tout cas fier de présenter un projet viticole inédit,
dont les fruits vont être récoltés dans les jours à venir.
Les travaux menés par des ouvriers handicapés « C’est un moment émouvant pour moi, et un beau projet qui présente
également des volets d’insertion et d’expérimentation. Nous avons toujours
accompagné la viticulture. Le classement des Climats de Bourgogne au patrimoine
mondial nous donne une responsabilité devant l’humanité tout entière », a
souligné le président du conseil départemental.
La soixantaine d’ares (deux tiers de pinot noir et un tiers de chardonnay)
acquise à Pommard dans la zone d’appellation bourgogne-côte-d’or, est
travaillée selon les préceptes de la biodynamie par une émanation des Papillons
blanc (une association qui accompagne les personnes en situation de handicap),
l’Entreprise adaptée viticole (EAV). « L’EAV est le plus gros prestataire de services viticoles de
Bourgogne-Franche-Comté. Elle emploie 50 équivalents temps plein, et sept à
huit personnes pour l’encadrement. Les équipes réalisent, chaque année, 28 à 31
jours de vendanges consécutifs », a détaillé Philippe Chaussade, président
des Papillons blancs, en présentant cette entreprise d’insertion dirigée par
Philippe Vega, et dont les services sont tellement demandés qu’ils doivent
régulièrement décliner certaines sollicitations. « Cela servira de cadeau pour nos hôtes de marque » « C’est un partenariat avec une association importante dans le champ
social, dans le monde du handicap et de l’insertion », a abondé François
Sauvadet, en évoquant « des vignes solidaires. Qui participeront en plus à
la préservation de la planète, grâce à la biodynamie. Le département est fier
de sa planète et s’inscrit dans son temps », a-t-il expliqué avec un brin
de grandiloquence.
« Nous sommes dans un tournant dans les pratiques culturales. Avec
l’association d’insertion et de la biodynamie, la Bourgogne ne peut qu’en
ressortir plus grande », a appuyé Thiébault Huber-Verdereau, viticulteur
volnaysien adepte de la biodynamie et président de la CAVB (Confédération des
appellations et des vignerons de Bourgogne). Le vigneron, après avoir souligné
le partenariat avec le département, est vite parti retrouver la trentaine de
vendangeurs qu’il emploie pour la récolte du millésime en cours.
François Sauvadet s’est également engagé à faire de ces vignes « un
lieu d’expérimentation pour faire face au changement climatique ».
« Elles seront mises à la disposition des viticulteurs de
Côte-d’Or. » Si les professionnels pourront observer ces vignes tout au
long de l’année, les raisins récoltés chaque année seront vinifiés par la SAS
Rossignol-Valentin. La société, dont la cuverie est installée depuis peu à
Tailly, est une émanation du domaine Rossignol-Février, converti à la
biodynamie depuis 2009.
Reste désormais à savoir qui boira les bouteilles estampillées
Département : « Cela servira de cadeau pour nos hôtes de marque, et
nous en ferons profiter ceux qui s’engagent pour la Côte-d’Or comme les
associations ou les clubs sportifs. Pourquoi ne pas organiser des tirages au
sort réservés aux habitants du département ? On a plein d’idées, c’est le
patrimoine de tous », avançait déjà le président du conseil départemental,
qui devrait tout de même en déguster quelques verres, au moins pour se faire
une idée de la qualité de ce patrimoine commun.
Source : Le bien Public édition Beaune, lundi 16 septembre 2019.
mardi 12 février 2019
- Les élèves de la MFR Agencourt vont s’initier au rugby avec la MAS
Lors de la signature de la convention. Photo Michel DONATY
Les élèves de 4e et 3e de la MFR d’Agencourt vont s’initier au rugby fauteuil et ce pour une noble cause. Ils vont être sensibilisés au handicap, au respect et à la tolérance. Une fois cette petite formation effectuée, ils encadreront des personnes porteuses de handicap de la maison d’accueil spécialisé (MAS) d’Agencourt qui, à leur tour vont être initiées au rugby fauteuil. Cette
formation s’effectuera dans le cadre de leur formation. Cette signature a eu lieu en présence de Corentin Le Guen, de l’association des Blacks chairs rugby fauteuil, de Jacques Berthet, directeur général des Papillons blancs de Beaune, de Stéphanie Fourchet, directrice de la MAS d’Agencourt, de Christelle Lanoux chef de service MAS, d’André Boujon, président de la MFR d’Agencourt, de Jean-Claude Alexandre, directeur de la MFR, de Jordan Roux, directeur de la ligue de Bourgogne-Franche-Comté de rugby et de Maud Fréville, formatrice à la MFR.
source : journal Le Bien Public, édition Beaune 12-02-2019
vendredi 28 septembre 2018
- l'ESAT a terminé ses vendanges.
Cette année, l’établissement et service d’aide par le travail (Esat) de Beaune a organisé une paulée à la hauteur de la qualité du travail produit lors des deux semaines de récolte sur le domaine de Chenôvre-Ermitage, appartenant au CHU de Dijon et exploité par la maison Louis Bouillot.
L’établissement intervient dans un magnifique domaine de 17 hectares de vignes hautes. Photo Jacques BERTHETUn tonnerre d’applaudissements, exprimant la joie et la fierté du travail accompli, a retenti lors du discours de Céline Juillard, directrice de l’Esat de Beaune, quand elle a annoncé le bilan de la récolte, qui a mobilisé 110 vendangeurs. Les ouvriers de l’atelier vignes de l’Esat, renforcés par ceux de l’atelier espaces verts et d’autres établissements de la région, ont, en effet, de quoi être satisfaits.
La plus belle des récoltes
« Comme beaucoup de vignerons, nous avons fait, cette année, notre plus belle récolte, avec un rendement proche du maximum et des travailleurs qui ont été plus qu’à la hauteur », se réjouit Arnaud Hillion, moniteur vignes de l’Esat.« Tout au long de l’année, nos ouvriers ont assuré les travaux manuels des 17 hectares du domaine et c’est une grande satisfaction pour tous de voir un si beau résultat final », ajoute Éric Andriot-Regnier, moniteur vignes également. « Huit de nos ouvriers ont déjà obtenu une validation de compétences dans le travail de la vigne par le centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) de Beaune. Une belle année comme celle que nous venons de vivre ne peut qu’encourager les autres à réussir. »
L’Esat de Beaune est géré par l’association des Papillons blancs de Beaune et sa région. Il accueille, à ce jour, 97 personnes en situation de handicap âgées entre 20 et 60 ans et orientées par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Depuis 1966, date de son ouverture, il vise un accompagnement global de ses ouvriers pour leur assurer un accès au monde professionnel, tout en travaillant une autonomie maximale dans les domaines de la vie quotidienne et sociale.
« Notre établissement adhère à un groupement d’intérêt économique, “Les ateliers de Bourgogne”, ce qui lui permet de bénéficier d’un positionnement intéressant au niveau des marchés », explique Jean-Marc Galland, responsable production. « Nous proposons diverses activités professionnelles en atelier : conditionnement, repasserie, prestations en entreprise, hygiène et entretien des locaux, vignes, espaces verts, service de restauration. »
source : Journal "Le Bien Public", édition du jeudi 27 septembre 2018
mardi 26 juin 2018
- Savigny-lès-Beaune : des studios flambant neufs pour les résidents des Papillons blancs
La résidence pour personnes déficientes mentales de
Savigny-lès-Beaune a inauguré ses locaux entièrement refaits, qui permettent
aux pensionnaires, jusque-là en chambres, de profiter de studios.
Avant les travaux, Daniel Garnier vivait, depuis son
arrivée, en 2013, à la résidence savignienne des Papillons blancs, dans une
chambre d’une dizaine de mètres carrés, avec cuisine et salle de bain
collective. Aujourd’hui, il dispose d’un studio de 22 mètres carrés, baigné de
lumière, avec salle de bain et coin cuisine. « J’y suis bien, c’est
calme », sourit Daniel Garnier, en faisant visiter son nouveau chez lui.
Les travaux de la résidence pour personnes déficientes
mentales, commencés en juin 2017, avaient pour but de rénover un bâtiment
« qui ne répondait plus tout à fait aux normes d’accueil des personnes
handicapées », a expliqué, mardi soir, Philippe Chaussade, président de
l’association des Papillons blancs, lors de l’inauguration de la bâtisse. Ils
avaient aussi l’objectif de « permettre que les résidents puissent
accueillir leurs proches chez eux ».
Le site de Savigny-lès-Beaune loge ses résidents dans deux
bâtiments séparés. C’est l’un de ceux-ci, le “Rhoin”, qui a fait l’objet de
réhabilitation et d’agrandissement. « La partie existante a été
entièrement refaite, et le bâtiment a été agrandi, doublant sa surface
totale », précise Michel Boizot, directeur de l’établissement.
« Ainsi, les treize chambres existantes ont pu être transformées en
treize studios. »
Bien plus autonomes
Ce changement, s’il apporte un confort évident aux
habitants, leur permet aussi de gagner en autonomie. « Avant, tout le
monde devait prendre son petit-déjeuner en salle commune, en bas »,
détaille Marine Lancia, monitrice éducatrice dans l’établissement.
« Maintenant, ils ont le choix entre le prendre en salle commune ou se le
préparer dans leur studio. Il en est de même pour les repas, qu’ils peuvent
même se faire apporter dans leur studio. »
Un ascenseur pour les personnes en fauteuil roulant
Pour le travail des professionnels, la transformation des
lieux fait aussi la différence. « Avant, nous étions dans un accompagnement
collectif. Maintenant, nous avons la possibilité de faire un travail plus
individuel », souligne Marine Lancia
Les travaux ont également permis d’installer un ascenseur
pour accéder au premier étage, même en fauteuil roulant. « Pour l’instant,
aucun résident n’est concerné », précise Michel Boizot. « Mais si ça
arrive, nous n’aurons pas à changer des résidents de studios pour en libérer un
en rez-de-chaussée. »
Tony LE PENNEC- Le Bien Public, édition Beaune 21-06-2018
mercredi 30 mai 2018
- la structure seurroise va fêter ses dix ans
Cet été, à Seurre,
l’antenne locale des Papillons blancs soufflera ses dix bougies. L’occasion de
donner un coup de projecteur sur sa présence et son action.
Chaque année, les
Papillons blancs de Seurre organisent des manifestations, comme ce mini-marché,
en 2016. Photo archives LBP
« On n’est
pas des fous ni des idiots. » Voici le message, que les personnes prises en
charge par les Papillons blancs de Seurre veulent transmettre au grand public.
« Le milieu du handicap est méconnu et effrayant pour ceux qui ne sont pas
directement touchés », précise la structure, présente en plaine de Saône depuis
dix ans. C’est le Département qui avait sollicité l’association pour créer et
gérer un service d’activités de jour, avec un service résidentiel, à Seurre.
Le centre
éducatif et professionnel avait fermé en 2004
Un
établissement qui a, dans les faits, remplacé le centre éducatif et
professionnel (CEP) de Seurre, dont la fermeture définitive a eu lieu en 2004.
À l’époque, le schéma départemental des établissements en faveur des personnes
adultes handicapées faisait apparaître un « besoin non satisfait en ce domaine
». Il y avait même urgence. « La propriété des locaux étant à la Ville de
Seurre, la mairie d’alors a fait preuve d’un grand soutien pour que le projet
puisse aboutir », expliquent les Papillons blancs, dans un communiqué. « Les
relations de grande qualité entre la mairie et les services sont toujours
d’actualité. »
Le site
comprend deux établissements distincts sur les plans juridique et physique,
mais interdépendants dans le fonctionnement. Ouvert en 2008, le site permet aux
personnes accueillies de différencier, dans leur projet d’accompagnement, une
vie en grand collectif (de jour) de celle plus privée, liée à leur hébergement
qui correspond à leur domicile (en studio). Le premier établissement a la forme
d’un foyer de vie, nommé “service d’activités de jour”, l’autre d’un foyer
d’hébergement, nommé “service résidentiel” dans le but de « répondre à la
diversité des besoins des personnes ». En clair, il est possible d’assimiler le
service d’activités de jour à un lieu de travail et le service résidentiel à
une résidence principale.
Les
personnes accueillies sont adultes et porteuses d’un ou de plusieurs handicaps
ne permettant pas d’exercer une activité professionnelle, y compris en milieu
protégé (structure spécialisée). Elles sont toutefois moins dépendantes que les
personnes accueillies en maison d’accueil spécialisé (MAS) ou en foyer
d’accueil médicalisé (FAM). Elles bénéficient d’une autonomie physique ou
intellectuelle suffisante pour se livrer aux activités quotidiennes proposées,
permettant de maintenir ou d’acquérir des capacités. C’est la commission des droits
et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui a compétence pour
statuer sur les décisions d’orientation concernant les personnes en situation
de handicap, permettant l’accueil ou non de la personne. « Le public accueilli
est très divers, tant au niveau de l’âge, du parcours institutionnel antérieur,
de l’histoire personnelle, du réseau familial, amical, social et du niveau de
dépendance, des capacités de chaque personne. Cette grande diversité appelle
une nécessaire souplesse et adaptation de l’accompagnement des professionnels
(adaptation des supports avec des pictogrammes, langages des signes, etc.) »,
détaille l’association.
2,197
C’est, en millions d’euros, le budget des deux établissements situés sur le
site de Seurre. Une convention est signée avec le conseil départemental et
l’association possède une habilitation.
Qu’est-ce
que le SAJ ?
Le service
d’activités de jour (SAJ) de Seurre ouvre 220 jours par an, sur une plage
horaire de 8 h 30 à 17 heures. Pour accueillir les personnes extérieures au
service résidentiel qui ne peuvent pas être transportées par leur famille,
l’établissement a mis en place une navette. « Les activités proposées viennent
en substituts de l’activité professionnelle impossible à cause des handicaps »,
indiquent les Papillons blancs. L’objectif de l’accompagnement est de maintenir
et développer les compétences des personnes accueillies par le biais
d’activités comme la cuisine, les loisirs créatifs, la rédaction d’un
mini-journal, des randonnées…
Zoom -
Quarante adultes accueillis
Le service
d’activités de jour et le service résidentiel ont l’autorisation d’accueillir
des personnes de 20 ans et plus, ayant une autorisation. Et les effectifs ne
cessent d’augmenter. En 2008, vingt-six adultes étaient accueillis, puis
trente-six en 2009. L’an dernier, quarante adultes (dont deux à mi-temps) ont
été pris en charge. La moyenne d’âge est de 33 ans.
Un service
résidentiel de vingt-quatre studios
Le service
résidentiel ouvre 365 jours par an, avec une prise en charge « de journée » et
un accompagnement par les surveillants de nuit de 22 à 7 heures. Le service est
composé de vingt-quatre studios, dont un studio d’accueil. Les studios,
résidences principales des personnes prises en charge, sont aménagés par leur
locataire.
Par
ailleurs, « les personnes prises en charge ont besoin d’être guidées, avec une
intensité différente suivant la personne, tout au long de la journée »,
expliquent les Papillons blancs. Cela comprend les gestes de la vie quotidienne
(hygiène, lever/coucher, repas), les rendez-vous médicaux, les achats
extérieurs, les activités, la gestion du temps, les transports, l’ouverture
vers l’extérieur…
Une salle
d’activité permet aux personnes prises en charge d’être force de proposition dans
l’aménagement de leur environnement, de profiter de moments de détente,
d’accéder à un lieu d’expression. Il s’agit de stimuler, d’accompagner les
personnes prises en charge en dehors de leur “temps de travail” au SAJ.
Les
accompagnements, activités et ateliers mis en place par les professionnels ont
pour objectif de développer l’autonomie des personnes prises en charge. « Cette
recherche d’autonomie se développe aussi avec leur entourage. L’accompagnement
des professionnels auprès des familles et des tuteurs a aussi toute son
importance », précisent les Papillons blancs.
Source : Journal "Le Bien Public" édition Beaune - 28 mai 2018
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